Du 6 au 10 juillet 2026, l’École d’été internationale de Microbiologie Moléculaire s'est tenue à Marseille. Cette initiative, organisée sous la forme d’un Blended Intensive Program (BIP), était soutenue par l'Institut Microbiologie, Bioénergies et Biotechnologie (IM2B), dans le cadre de son projet TRIP TRaIN (Training Research and INnovation). Entre enseignements théoriques, travaux pratiques et rencontres scientifiques, cette semaine a permis à des étudiant·es européens de master de découvrir de nouvelles approches et de tisser des liens durables dans la communauté scientifique.
Ce programme, porté par l’équipe pédagogique du Master de Microbiologie de Marseille (Dorothée Murat, Aurélia Battesti, Laurent Aussel, Cécile Jourlin et Julie Viala), s’inscrit dans une collaboration européenne réunissant Aix-Marseille Université, l’Université de Namur et la Philipps Universität de Marburg. Après une première édition à Namur en 2024, l’École d'été de Microbiologie Moléculaire a rassemblé, cette année, 28 étudiants et une dizaine d’enseignants-chercheurs issus de ces établissements, ainsi que de l’Université de Toulouse, autour de la thématique des interactions bactériennes au sein des communautés microbiennes. Soutenu par Erasmus+ et par le projet TIGER - France 2030, ce Blended Intensive Program (BIP) a proposé une formation immersive combinant travaux pratiques en laboratoire, présentations scientifiques et découverte des plateformes technologiques de l’IM2B. Les participants ont ainsi pu expérimenter différentes approches en microbiologie et en protéomique, tout en se familiarisant avec des environnements de recherche variés.
Au-delà des apprentissages scientifiques, cette école d’été a surtout été marquée par la richesse des échanges humains. Lorine et Jeanne, étudiantes à l’Université de Namur, insistent sur cette dimension essentielle. « Sur le plan personnel, je trouve ça très chouette de rencontrer et d'échanger avec de nouvelles personnes ayant une même passion et un intérêt commun. Et sur le plan professionnel, je trouve ça intéressant de pouvoir rencontrer les microbiologistes de demain », souligne Lorine. Jeanne met également en avant l’intérêt des contenus scientifiques proposés : « on a assisté à plusieurs conférences ce qui nous a permis de découvrir ce qui se faisait ici, sur Marseille, et c'est parfois plus accessible que de lire la littérature ». Un point de vue partagé par Xavier De Bolle, professeur à l’Université de Namur, qui rappelle l’importance de ces expériences collectives : « quand on travaille sur un site que ce soit Marseille, Marburg, Namur, on est un peu restreint par les groupes de recherche qui sont évidemment présents en nombre limité. Et donc avoir la possibilité de se voir, de voir d'autres laboratoires, d'autres façons de faire, d'autres technologies, ça ouvre l'esprit des étudiants ». Il ajoute : « je pense qu'une carrière scientifique est, presque toujours, conditionnée par des rencontres. [...] Et donc les relations interpersonnelles en sciences, c'est extrêmement important. » Une semaine qui illustre ainsi pleinement le rôle structurant des interactions humaines, à l'échelle internationale notamment, dans la construction des parcours scientifiques.